Jeûne et pratique sportive

L'entraînement à jeun qui est une pratique courante dans le milieu des sports d'endurance, doit pourtant être pratiqué avec précaution.

Diverses motivations peuvent être à l'origine de cette pratique : ascèse destinée à « détoxiquer » l'organisme, mise au repos du tube digestif, objectif de perte de poids, l'espoir d'influer sur les futures performances en transformant le métabolisme ceci en dépit de tous fondements scientifiques, et pour certains l'influence religieuse .

L'entraînement à jeun est synonyme de perturbations métaboliques importantes, justifiant alors une éventuelle utilisation de manière justifiée et très ponctuelle.
S'entraîner à jeun augmente l'oxydation des lipides et implique une diminution des graisses corporelles. Mais, cette pratique peut vite s'avérer néfaste pour l'organisme en raison des perturbations observées :

  • acidification sanguine due à une accumulation de déchets métaboliques,
  • fatigue hépatique,
  • fatigue rénale,
  • destruction musculaire,
  • temps de récupération accrue.


On peut donc aisément en conclure que le jeun ne met l'organisme au repos et qu'il ne permet pas de « détoxiquer » l'organisme.

Si malgré les bouleversements que le sport à jeun entraîne, l'athlète souhaite appliquer cette pratique, il doit avant tout y avoir recours de façon occasionnelle, sous certaines conditions, et dans certains cas sous surveillance médicale.
Par ailleurs, il est conseillé de ne pas observer cette pratique plus d'une à deux fois par semaine, et ceci au cours de séances de faible intensité n'excédant pas 30 à 45 minutes.

Au cours de ses entraînements à jeun, il est également primordial de veiller à son hydratation avant, pendant et après l'effort.
Pour en savoir plus, consultez les articles déjà parus :
« L'hydratation pendant l'effort »
« L'hydratation en période de récupération »

A l'issue de ces séances à jeun, il convient alors de prévoir un petit-déjeuner majoré en protéines qui participent à la construction musculaire.

Il est donc essentiel de retrouver à ce repas :

  • un fruit (frais, en jus, en compote)
  • un produit laitier (lait, yaourt, fromage blanc...)
  • un œuf, une tranche de jambon ou un autre produit laitier
  • un produit céréalier (pain, céréales, biscottes...)
  • une boisson (thé, café, jus de fruit, eau...)
  • un peu de beurre, confiture ou miel pour agrémenter les tartines.

Enfin, pour les athlètes contraints de s'entraîner très tôt le matin, préférez une collation légère à un jeûne toxique pour l'organisme.
Pour cela, il vous suffit de prévoir une boisson accompagnée selon vos goûts d'une barre de céréales, de fruits secs, d'une pâte de fruit...
Puis au retour, accordez vous dans la mesure du possible 20 à 25 minutes afin de prendre un petit déjeuner complet et équilibré, essentiel pour une bonne récupération et une journée pleine d'énergie !